
Forêt couchée par la tempête

Forêt couchée par la tempête
Avant tout : vérifier que le bateau n’a pas souffert dans la tempête (voir les « aventures » de l’Iboga). Tout va bien, il n’a juste plus de corps-mort, mais on s’en occupera plus tard : il fait trop beau. J’embarque. Pour cette première sortie de l’année 2000, rien d’exceptionnel comme parcours : descente jusqu’à la Vigne et retour. C’est que les journées sont encore courtes, on est en plein hiver. Que j’ai eu froid !
La conche (anciennement « luge ») du Mimbeau, se situe au Cap-Ferret, juste avant la pointe. C’est une lagune séparée du bassin par une langue de sable partiellement couverte de végétation (oyats, tamaris, petits pins). On y accède à marée haute par une passe entre les parcas à huîtres, en face du phare. Abris sûr. Mais à reconnaître par marée basse pour trouver un échouage sur le sable et non sur la vase. Peut-être mieux que le Banc d’Arguin pour y passer la nuit car les paysages sont plus variés.
—–
A certaines saisons, quand il mouillait à Claouey, j’ai pu retrouver l’Iboga recouvert, non j’exagère juste constellé, de fientes de cayocs (mouettes) et de déchets de crabes que ces gracieux volatiles, d’ordinaire amusants quant ils rappliquent à la fin du pique-nique chercher leurs gras de jambon – viennent en votre absence éclater sur le rouf et le pont. De nombreux plaisanciers gréent au mouillage un filet recouvrant le bateau, une guirlande fluo de chantier, des sac poubelles du plus bel effet « décharge municipale ».
Il faisait encore très beau en cette arrière saison 1999.
Un échouage parfait sur un banc d’Arguin déserté par les touristes. Vue fabuleuse sur les « passes » sud du Bassin et la dune du Pyla. Vue aussi sur la carène infâme qu’il va falloir songer à récurer