Livre de bord 2001


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Dimanche 29 juillet 2001 : fruits de mer

29
juil
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Je me suis régalé sur l’eau ce dimanche : 15 à 20 nds de vent ouest-nord-ouest et courant faible avec un coëf de marée dans les 56. Grand soleil. Un petit couple d’équipiers débutants mais qui cherche à comprendre : Christophe et Emma.
Un bon pique-nique acheté au marché de Claouey avant d’appareiller. Et le Clairet qui va bien. Départ vers 13h. Parcours : tour de l’île par Piquey… la Vigne ; remontée du Courbey à contre courant au portant ; Escale d’une heure dans l’estey d’Afrique pour la baignade dans l’eau tiède et un café à l’eau chaude ; fin du tour - Christophe à la barre et Emma au choqué d’écoute - par Mapoutchette, Chenal de l’île bout au vent (combien de bords à tirer !), chenal d’Arès sous GV seule au largue et chenal de Lège au moteur face au vent. Prise du corps mort in extremeis en fin de descendant : il reste … 35 cm d’eau. Il n’y a plus qu’à tirer l’annexe le long de l’estey de Madone. Arrivée 19h. Fin de journée en terrasse de la Bonne Franquette, sur le port de Claouey, avec un fabuleux plateau de fruits de mer et un dernier clairet. On est en été. C’est bon.
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Dimanche 15 juillet 2001 : gymkhana

15
juil
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Midi dimanche, après un samedi très pluvieux, frais, et bordelais, le temps s’est mis au variable avec nuages menaçants et éclaircies. Du vent, assez pour voiler. De l’eau, c’est marée haute à 13h21, petit coëf de 40 : le courant, même de face, ne sera pas violent. Je débarque à Claouey, recrute une équipière - Mathilde - sur la plage et c’est parti pour un tour de l’île par l’ouest.
Descente jusqu’au Grand-banc, face à la Vigne au près bon plein à largue. Le vent est particulièrement capricieux, sautant de 40 degrés dans les risées. Pas idéal pour initier Mathilde à l’art de la barre.
Route commune avec Ariane, la pinasse à voile d’Andernos qui rejoint la régate du Ferret à la remorque de son chaland. Capricieuse et Ferret-Capie parties à midi sont déjà arrivées.
Puis le Teychan : on longe Arcachon face au courant au grand-largue. Le chenal de Mapoutchet nous fait passer au bon plein près des inévitables cabanes tchanquées avec leur concentration dominicale de bateaux dans laquelle je me suis promis de ne plus me fourvoyer. Louvoiement dans l’étroit le chenal de l’Ile. Débridé dans le chenal d’Arès entre Graouères et Hautebelle. Nombreux bords dans le chenal de Lège pour la dernière section. Il ne faut plus tarder car la marée est bientôt trop descendue pour reprendre le mouillage. Je décide de lancer le Mariner set… la peste soit de l’inconséquent : j’ai oublié de faire le plein ! Obligé de finir sous voiles.
Le chenal de Lège à marée basse, contre courant et face au vent en été c’est un véritable gymkhana tant il y a de bateaux au mouillage et de caouènes (bancs de sables). La dérive touche quelques fois… Mathilde est devenue très bonne à la barre, suivant mes consignes au pied de la lettre (”abat”, “abat encore… assez”, “lofe maintenant, doucement… là”, “abat en grand. NON ! pousse la barre”, “allez, on vire… maintenant !”, “attention à la bouée sous le vent… abat”, “et merde on touche. Vire”, etc.) pendant que, écoutes en main, je règle la vitesse du bateau et son tirant d’eau. Enfin, dans Madone, je me rate lamentablement le corps mort, arrêtant le bateau à 2m d’icelui… j’ai sauté à l’eau. Une superbe journée quand-même.
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Samedi 7 au dimanche 8 juillet 2001 : les 18h d’Arcachon !!!

8
juil
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Le rv a été fixé tôt : 11h, pour un départ de régate à 18h, ce samedi. Bien des choses restent à faire avant : avitailler (et pas que du rhum !), quiter le mouillage avant la basse mer, traverser jusqu’au port d’Arcachon, rôder l’équipage, inscrire le bateau, faire la sieste…
Appareillage à 12h30 sous GV et foc n°1. Une légère (oui, Fred : une sévère) inquiétude, sur cete descente vers Arc. C’est que le vent est fort : entre 20 et 30 nds sous nuages noirs ; et chacun garde le souvenir de l’an dernier… Le bateau reste manoeuvrant.
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Dimanche 1er juillet 2001 : sailing cocker

1
juil
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Le RV a été donné la veille : “surtout, vous partez dès que possible, avant 10h00 parce qu’après, vous allez vous retrouver dans le tas et je ne réponds de rien sur la taille de l’embouteillage ni sur la hauteur de marée. Bien simple : si vous n’êtes pas là à 11h, je dégage.” Je ne vais pas me gâcher la marée pour 2 bordelais inconséquents ! Ca ne rate pas : ils veulent trop bien faire. En particulier les courses avant de partir. Circonstance atténuante a priori : mes deux crêpiers du jour se sont engagés à prendre Patrick en charge pour la route. Midi : les voilà. Certes, le menu du pique-nique est à la hauteur des 2 heures d’embouteillages dont ils sortent… Juste assez d’eau pour partir. Autant y aller puisqu’ils sont arrivés.
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Dimanche 24 juin : L’été est vraiment là

24
juin
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Ce premier we d’été, sortie dimanche seulement (samedi : fête du fleuve à Bordeaux ; un tour sur “promène couillon” fluvial le long du Port de la Lune).
Dimanche, donc, après une première baignade dans la moiteur de l’estey de Madone, départ peinard avec marée descendante à midi. Très peu de vent, dont l’essentiel créé par la vitesse du flot. A bord, Julie et Alice (la même qui m’avait promis 15 jours auparavant - cf. livre de bord du 10 juin, force 6 à 8 sous 2 ris - “je ne remonterai JAMAIS sur ton bateau, papa !”), et un couple de tourtereaux de Saint-Pierre : Jean-Pierre et Emmanuelle. La destination : jetée de Bélisaire, au Cap, pour la première régate confrontant les 4 bacs à voiles du Bassin et, en bonus, les 3 12m JI plus encore quelques pinasses à voile.
Sous un vent faible à modéré forcissant doucement (idéal pour mes équipiers), descente sud le long de la presqu’île en grignotant les toasts que préparent mes adorables hôtesses.
A la hauteur de Bélisaire rencontre de la renverse du courant et du Flight Dream de Thierry, pris au corps mort tout près des parcs à huîtres. C’est marée basse, l’heure du café, de la baignade et du spectacle de voiles traditionnelles.
En décousent dans le chenal, par ordre de date de construction : Président Pierre Mallet, le premier bac à voile reconstruit depuis l’extinction de l’espèce au début du siècle, unité appartenant à une association ad hoc ; Umbria, à Gubbiotti, de La Teste ; Les Copains à Bord, créé et fabriqué par Jean Lacoste et ses amis ; Escalumade, mis à l’eau depuis un mois à peine, à la commune de Lège-Cap-ferret, construit à l’initiative de la voile traditionnelle et du club de Claouey dans le prolongement des Festivoiles. C’est un beau spectacle que ces 4 unités toilées à bloc (2 ont même une bonnette sous la bôme de leur GV aurique) remontant le courant au portant ! On me dit que Umbria l’a emporté in extremis sur Escalumade, suivis de Président Pierre Mallet puis de Les Copains à Bord. Pendant ce temps, café terminé, d’un coup de moteur nous avons avancé l’Iboga jusqu’à la plage du Phare pour une baignade et se dégourdir les jambes sur la plage.
Le vent est bien monté maintenant, en s’établissant au NW force 4-5. Le retour sur Claouey en moins de 2 heures et une dizaine de bords, en particulier sur le chenal de Lège, à l’arrivée. Beach sans coup férir sous voile devant le port de Claouey. Royal.
Une journée à tous égards excellente.
Dans 2 semaine : les 18 heures !
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Dimanche 10 juin : ça ouffle fort !

10
juin
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Ce dimanche, solo avec mes 2 filles. Limite-limite : de raisonnable à midi, le vent a forci dans l’après midi jusqu’à env. 30 nds nord avec claques oust-nord-ouest et petite mais réelle houle, même dans les hauts du Bassin. Au portant, pas de problème, mais au près… j’ai pris exceptionnellement le 2e ris avec le foc n°1 et le bateau était encore difficile à tenir.
Rien pourtant à côté d’un gros quillard bénéteau (sous génois et GV à 1 ris) qui était complètemet à la rue : départs au lof sauvages aboutissant parfois par un tour complet ! impressionnant. L’iboga était quand même plus manoeuvrable. Mais Alice a eu quand même peur…
On s’est posé sur un petit banc de sable entre l’Herbe et la Vigne pour dégourdir les jambes, mais pas de baignade ; trop frais, le vent.
Au travers, grande vitesse (pour un Jouët 680 !), mais j’avais autre chose à faire que regarder le GPS. Là où c’est devenu carrément scabreux, c’était dans le chenal de Lège, celui qui amène à Claouey : 60 cm de houle de face, plein vent dans le nez, mi marée donc chenal étroit et plein de bateaux tournant autour de leurs corps-morts… bref, pas possible. Après avoir foiré 3 virements de bords (salade d’écoutes, surpatage, manque à virer à raz de la vase, empanages in extremis… j’ai jeté l’ancre pour souffler (moi) et affaler le foc et démarrer le Mariner. Julie à la barre pendant le remonter d’ancre - super fille : elle n’a que 3 séances d’optimist comme expérience - et un retour finalement très cool puisque la plage de Claouey est totalement abritée du vent ; c’est irréellement calme vu d’où on arrive.
Ouf.
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