Le livre de bord de l’Iboga, c’est le coeur de la chronique, le journal, le blog par excellence ; défiant résolument toutes les prescriptions des hautes écoles de la marine marchande et militaire, je n’y raconte que ce que j’ai envie et, s’il manque l’heure de la marée, l’isobarre, le nom du mécano, le connaissement du fret, et bien c’est comme ça. Par contre, les petites choses personnelles, les plaisirs partagés, la composition du pique-nique, les jubilations… ça, ils devraient y être.

Fin de la régate des Bacs dansle port de La Teste 007 mise en ligne par sun2k
Une journée de rève, ce samedi sur l’eau. Le point clé : RV à Arcachon à 16:00 plage du port de plaisance pour déposer hélène sur l’Umbria et participer à la régate de bacs à voile et griller quelques films dans son EOS.
A bord de l’Iboga, j’ai la chance d’embarquer outre Hélène, Alice et Julie, pour une exceptionnelle journée sur l’eau en famille quelques jours avant la rentrée des classes.
Vers l’Est
Départ du Ferret à midi. Marée descendante, coefficient de 100, pas un souffle de vent : Yamaha à la peine en direction du Grand Banc. Une heure et demie plus tard (!) mouille l’ancre dans l’estey d’Afrique pour faire reposer le moteur, nourrir la famille en attendant la renverse à l’abris du clapot.
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Petite sortie, pour ce 2e jour d’été 2007.
A bord de l’Iboga : fx & ln : équipage de base. La mer monte. Le projet est d’aller tremper à Afrique et de repartir a pleine mer.

L’île aux oiseaux mise en ligne par Manuel Diaz
Soleil radieux, chaleur, vent faible. Trop. Yamaha pousse le bateau jusqu’à la bouée de chenal 14. Puis à l’approche de l’île, le vent se lève doucement puis, plus vigoureusement. La nouvelle gévé et le génois léger sont envoyés. Nous embouquons l’estey d’Afrique toujours sous voiles, jusqu’à arriver à raz des près salés du quartier d’Afrique.
La baignade. La petite promenade à terre avec visite à cette épave de voilier acier échoué contre le perré, qu’on se demande si elle va rester là jusqu’à ce que la rouille l’emporte, ou si elle sera renflouée un jour.
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-- notes --

Pinasse bleue au Cap Ferret face au soleil levant mise en ligne par fxbodin.com
Attendue depuis un an, cette 3e édition du trophée des 680 commence bien, avec plus de 10 Jouët inscrits, ce qui fait une belle flottille, mais ne se terminera pas puisque l’heure limite 18:00 verra les plus acharnés attendre le retour du vent à l’ancre devant les Américains, et un verre de pastis à la main (sur l’Iboga en tout cas).
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Mi-août, le 16, précisément, alors que la météo est prévue pour 12 à 22° avec incertitudes pluvieuses, le mot d’ordre : “Si on y va pas maintenant, on ira pas du tout.”
C’est dire comment on est motivé pour aller dormir à Arguin.
Rendez-vous avec les amis partis d’Andernos en catamaran.
A bord de l’Iboga : fx, Hélène et Alice. Après un nettoyage en grand de l’intérieur, histoire de chasser les miasmes salés et humides d’inoccupation (6 semaines sans voir la mer…) et de l’épisode squat, embarquer l’avitaillement pour 2 jours et les sacs de couchage. Il est 19:00. Il reste 1 heure et demie de montant et le courant de face est encore sensible. Le vent est nord-nord-ouest, assez fort pour déhaler le bateau au grand largue puis au vent arrière. L’inconvénient, c’est qu’à cette allure, le bateau n’est pas appuyé : il tangue sévèrement, l’amure pas claire, les voiles entre fasseyement et empannage… et cette profonde houle d’ouest qui profite de la haute mer pour entrer sans vergogne ni contrainte et parfois déferler sur notre route… Il n’y a pas de risque, mais le comportement du bateau est tout sauf agréable.
Enfin, arrivés entre la dune et le banc du Matoc (que je situe cette année au nord, en prolongation du banc d’Arguin, c’est discutable mais j’assume), “à l’ombre” de la houle, il ne reste que le vent et l’allure passée au largue est devenue sympa.
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Ferret ce weekend de 14 juillet : j’ai réussi à aller 2 fois sur le bateau, vers la marée haute, mais le vent qui se lève (et quel vent !) à l’heure du dîner… je crois que j’ai consommé 3 litres d’essence. Au moins a-t-il fait très beau enfin (!) et je suis allé sur l’eau.
Et bien oui, l’Iboga a été squatté !
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J’en entends d’ici des qui interloquent : mais… pourquoi il dit “16 heures” ? Euh, c’est “les 18 heures d’Arcachon”, non ?
On se calme… j’explique :

Patrice à la barre, fx à l’écoute de spi
Photo : Benoît Chochon
En fait, l’Iboga n’a couru que 16 heures car j’ai choisi de “décrocher” à 09:00. Décrocher, oui, je veux dire “lever l’ancre qui nous empêchait de reculer devant le Ferret depuis 7 heure du matin”, privilégiant le confort de la journée à venir à un hypothétique gain de quelques miles supplémentaires. Pour être clair, je suis allé prendre mon corps mort tant qu’il était encore en eau plutôt que de rester jusqu’à la fin en course et alors obligé d’attendre le soir pour ranger le bateau. Bon, tant mieux pour le reste de la flotte : le vent s’est levé entre 10:00 et 11:00, lui permettant effectivement de grignoter quelques miles supplémentaires.
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