Articles de la catégorie 'Livre de bord 2006'

Le livre de bord de l’Iboga, c’est le coeur de la chronique, le journal, le blog par excellence ; défiant résolument toutes les prescriptions des hautes écoles de la marine marchande et militaire, je n’y raconte que ce que j’ai envie et, s’il manque l’heure de la marée, l’isobarre, le nom du mécano, le connaissement du fret, et bien c’est comme ça. Par contre, les petites choses personnelles, les plaisirs partagés, la composition du pique-nique, les jubilations… ça, ils devraient y être.

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Arguin, juillet, jet, foule, vent, Mimbeau

23
juil
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Samedi 15:00, beau temps, vent d’ouest assez soutenu, fin du montant, embarquage de Alice et Julie avec leur père. Annexe au cul de l’Iboga, destination Arguin, projet de nuit tout au fond du sud du banc, la petite crosse repérée 15 jours plus tôt et validée comme mouillage forain confortable.

Confirmation du confort. Par contre nous ne sommes pas les seuls : une onzaine de bateaux, la plupart motorisés, y ont élu domicile comme nous. Pas de chance, l’un d’entre eux balade un jet, à bras, il y a moindre mal, mais qui ne cessera de passer de mains en mains tout le WE et malgré leurs efforts de discrétion, une véritable nuisance sonore et des vagues intempestives. Bon… Super tranquille, la nuit. Au point du jour, réveillé par la renverse de PM, petit vent d’est bien sec, lumière irréelle, calme clapotis, le phoque qui dors sur le bord de la conche… Je retourne à la couchette.
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Veau de mer à Arguin !

9
juil
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Samedi 15:00, reste une heure de montant. Ferret, embarquement de Alice, Hélène et fx.

Cap sur Arguin.

Les sacs de couchages sur la couchette et 4 jours de vivres dans la cambuse, faut pas se laisser abattre. Projet de passer la nuit là bas. Navigation au portant, hachée, heurtée, pas très agréable. Arrivée sous voile dans la conche, encore une dizaine de bateaux qui partiront tous avant la nuit. Au crépuscule, nous sommes seuls. La marée baisse. De l’autre côté de la dune, quelques mats émergent. En fait, de l’autre côté, barbotant dans un marais saumâtre, près de 40 mobil-home à voile et à moteur sont à l’ancre ou à l’échouage. Parmi eux, notre ami J.-F., sa petite famille et des amis outre-atlantiens (ça a son importance).
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Iboga aux 18 heures d’Arcachon 2006 : objectif atteint

4
juil
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Mercredi
dernier, quand j’écrivais dans le WikIboga :

samedi 1er et dimanche 2 juillet
Départ pour les 18 heures d’Arcachon. RV plage du phare, à 12:00. Destination Arc. Inscription, bières au cleubaouse… et départ d’anthologie.
Victoire sur les autres 680 puis remise des cagnars le dimanche avant un retour bien mérité au Ferret dimanche vers 15:00
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18 heures d’Arcachon : conditions inédites

2
juil
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Bon, autant que je lâche le morceau : il semblerait que l’Iboga finisse premier des Jouët 680 ; mais j’attends les résultats officiels pour triompher avec modestie, respect pour les concurrents de qualité et reconnaissance pour l’équipage mobilisé et compétent

Pour le reste, une édition des 18 heures d’Arcachon présentant des innovations majeures et des traditions bien établies:
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In extremis !

26
juin
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Pour une fois, ça n’est pas la sortie du jour qui est in extremis, puisque la marée monte, donc pas de risque de rater la marée. Non, ce qui est in extremis, c’est que c’est le dernier WE avant les 18 heures et que c’est la première vraie sortie de la saison.
Quelle chance j’ai : je suis accompagné de Hélène, Alice et Julie. La bonne humeur est au rendez-vous, avec un peu de vent (un bon 4 quand même) et le soleil en général. Un bon programme de travail pour fx tandisque les p’tites dames prennent leur pique nique dans le cockpit. Le programme c’est de débarquer le Mariner et de le remplacer par le Yamaha 5CV 2 temps de Jean-Claude (fin du suspense pour ceux qui suivaient le fil de mes études sur les moteurs) ; et puis valider la dérive qui reste toujours coincée. Pour la dérive, il semble que les lèvres un peu puissantes conjuguées avec un usinage extrêmement précis des pièces d’axe font que la dérive peine à descendre sous son propre poids. Pas de solution évidente dans l’immédiat, la table reste déposée et il faut parfois appuyer pour aider la lame d’acier à descendre… Quant au moteur, il fallait le lancer après 4 années d’hivernation. Mais ce moteur ayant tout au plus 4 heures de navigation et ayant été conservé dans l’huile par un pro, il démarre très vite. Enfin, un tour à la voile, la GV au 1er ris et le foc n° 1, face au jus en direction de la pointe, travers à près, puis volte face. Retour express, le plaisir du moteur qui démarre au quart de tour et ne cale pas… Plage, débarquage et retournage au corps mort. La routine, quoi… Enfin !

Finalement

18
juin
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Classé dans Livre de bord 2006.

Finalement, comme dit mathieu, et bien oui, le bateau flottait ce matin. Enfin presque : il n’y avait qu’à pousser un peu, à 3 quand même.

Bien, 11:40, plein mer, envoyage des voiles, petit thermique d’ouest et départ de Claouey. Premiers bords avec la dérive neuve. Tout semble bien aller. Deux ou trois virements pour rallier Piquey, puis tribord amure descente d’une traite jusqu’au Ferret. Arrivé devant Bélisaire, test de la dérive : problème. Une fois remontée, elle ne descend plus ! Alors, le bateau fait demi tour, histoire de gagner du temps pour régler ça. Démontage de la table du carré et poussage de la dérive vers le bas ; elle descend. Et bien, ça ne va pas être pratique s’il faut déposer la table chaque fois ! Quel est le problème ? les nouvelles lèvres de dérive qui sont trop puissantes et retiennent la lame d’acier ? un usinage trop précis de l’axe ? Bon, il est temps d’entrer sur la plage du phare tant qu’il reste assez d’eau. Arrivée au corps mort superbe, sous voile, car bien entendu le Mariner ne tient pas démarré. L’occasion d’une belle prise de corps mort solo. Exactement 2 heures depuis le départ.
Le reste de la  journée est consacré à de menus bricolages, chercher à comprendre ce problème de dérive, mais qui reste irrésolu. La prochaine PM permettra de faire des tests. Et aussi, changement de la moitié de la chaîne du corps mort et nettoyage de la bouée.
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