Le “e-Moleskine” d’fxbodin

De vrais liens symboliques, au lieu des alias, sous Mac OSX

Je voulais vous faire partager ma trouvaille du jour (si ça se trouve c’est ridicule parce que vous connaissez ça depuis OSX 0.9 ß) : c’est un service pour le Finder qui permet de créer de vrais liens symboliques Unix, au lieu des alias que nous propose OSX par défaut.

Explication sur Wikipedia. En fait, les alias OSX présentent certains avantages quand même :

Sous Mac OS X, les liens symboliques ne doivent pas être confondus avec les « alias ». Contrairement aux “raccourcis”, les « alias » conservent les propriétés du fichier ciblé, c’est-à-dire que si c’est une application, on pourra y glisser dessus les documents compatibles pour les ouvrir avec, si c’est un document, il aura le code de 4 lettres dans ses ressources correspondant au type de fichier, et, vous pourrez donc glisser cet alias sur une application pour ouvrir le document réel, exactement comme si ce n’était pas un alias. Malgré ces apparentes similitudes au niveau de l’interface graphique, les alias ne sont pas des liens symboliques

En attendant, j’ai souvent été embêté par les alias de dossiers, dans le cadre de sauvegardes sur des systèmes de fichiers autres que OSX (un disque de sauvegarde FAT32, un disque réseau sous Linux…) : dans ce cadre, les alias OSX n’ont aucun sens et au lieu du lien, l’on n’a qu’un fichier vide.

Alors peut-être que la bonne combinaison, ce serait :

  • alias OSX pour les fichiers (documents et applications)
  • lien symbolique Unix pour les répertoires (dossiers)

Bien sûr, il est possible de créer des liens symboliques à partir du terminal (“ln -s”). Mais qui a envie d’utiliser le terminal quand un ctrl+clic sur un dossier peut faire le job ?

Tout est là : SymbolicLinker

Deux trucs pour le prix d’un : j’ai découvert ça sur un billet de Mac OSX Hints (un favori de mes flux RSS) qui expose comment sécuriser son répertoire local Evernote. Simplement créer une image disque cryptée, avec l’utilitaire de disque ; déplacer le dossier des fichiers Evernote dans cette image disque ; enfin avec SymbolicLinker faire le lien symbolique de ce répertoire déplacé vers son emplacement d’origine (~/Library/Application Support/Evernote)

Voilà. Qu’en pensez-vous ?

La trace de vos parcours, sur Google Maps / Earth, grâce à votre iPhone

Certains lecteurs du e-Molelskine le savent : j’entretiens un autre blog, les Chroniques de l’Iboga/F-7682, où j’enregistre chacune de mes sorties en bateau depuis la saison 2000.

Au début, un journal (on ne parlait pas encore de “blog”) monomédia : titre de la sortie, date, texte ; il n’y avait même pas de photos ! Et puis cette formidable décennie a apporté et démocratisé son lot de merveilles de la technologie : appareil photo numérique avec course aux pixels, GPS à un prix accessibles, Flickr, Dailymotion, Google maps, l’iPhone…
C’est ainsi que depuis 2007, j’ai trouvé une intéressante combinaison qui me permet de publier sur une Google Maps les traces GPS de mes sorties.

Exemple, avec la dernière participation de l’Iboga aux 18 heures d’Arcachon
la trace des 18 heures d'arcachon 2010 sur l'Iboga

Le process, sans être simple, est accessible à tout le monde :

Méthode

Un GPS permettant d’enregistrer puis de transférer le fichier .gpx * de la trace du parcours. J’utilise un petit Garmin eTrex Legend HCx. le meilleur rapport qualité prix en ce moment à mon avis.

Le câble et le logiciel de communication entre le GPS et l’ordinateur (ou une carte mémoire amovible avec lecteur…)

Aller sur cet excellent service en ligne http://www.gpsvisualizer.com/, qui permet de visualiser et convertir toutes sortes de données géographiques dans toutes sortes de formats d’entrée et de sortie.

GPSvisualizer permet de visualiser le résultat – votre trace sur Google Maps. Mais pour la sauvegarder, il faut 2 éléments de plus :
- une clé API Google Maps (gratuite “don’t be evil, Google”)
- un serveur Web où déposer le fichier ainsi généré (j’utilise un répertoire sur mon nom de domaine fxbodin.com)

Voilà le principe.

Dimanche dernier, les pieds dans l’eau de l’escoure du phare, après une belle session de voile, un voisin de corps-mort, lecteur des Chroniques (et follower de mon compte Twitter !), Pierre, me demandait comment je faisais ces traces avec mon iPhone.

Et avec l’iPhone, alors ?

A vrai dire, je n’avais jamais pensé à l’iPhone pour ça : pas assez de précision (j’ai déjà comparé avec le Garmin) et pire, pas assez d’autonomie. C’est de notoriété publique.

Mais, par curiosité, j’ai regardé ce qui se fait sur iPhone. Et j’ai trouvé…

Instant Mapper

www.instamapper.com
C’est une application iPhone. Il faut ouvrir un compte sur le web et l’application envoie régulièrement la coordonnée GPS sur le compte en ligne. Il est possible de donner à ses amis / famille l’adresse de la carte qui s’actualise en temps réel.

Trails

trails.lamouroux.de
Fonctionnement analogue à celui de mon Garmin : “You can export your tracks with two clicks in the standard GPX Format”. L’export se fait par e-mail. Noter que Trails est localisé en français.

iPhoneiTrail

sites.google.com/site/iphoneitrail/
Même principe. Permet d’exporter le fichier en .kml (Google Earth), .gpx (standard) et .csv (Excel). Peut enregistrer en tâche de fond sur iPhone 4 and 3GS sous iOS 4. Version française.

Conclusion

Ainsi, sous réserve de l’autonomie de l’appareil – sur un bateau avec électricité à bord, avec un chargeur solaire comme celui de Pierre “Equinoxefr”… – , il est tout à fait possible d’enregistrer sa trace avec un iPhone.

Après, pour exporter le fichier .gpx pour projection sur sur Google maps, c’est là : http://www.gpsvisualizer.com/map_input?form=google

Voilà. De la matière à expérimenter. Vous me direz ce que vous avez essayé ?


notes :
.gpx est un format XML, standard de fait pour l’échange de données GPS
topografix.com
wikipedia.org