Le retour sur investissement d’un concepteur d’application
8 October 2007, à 14:49 :
Le saviez vous ? En matière d’informatique, pour 100 projets lancés, 18 seront abandonnés avant même d’être livrés ! Moins d’un tiers des projets aboutissent comme prévu. Les autres ? Et bien, les autres finissent par être livrés, mais en accusant retards, surcoûts et déficit fonctionnels, sans parler du détestable climat de frustration et de méfiance qui se sera instauré entre la maîtrise d’ouvrage et ses prestataires…
Ainsi, en moyenne, un projet sort de son planning de 84 % (plus de 18 mois pour 10 mois planifiés), dépasse son budget de 56 % (156 K€ pour 100 K€ budgétés) et ne fournit finalement pas tous les services demandées : il faut sacrifier des fonctionnalités.
Tout chef de projet a connu les risques de telles situations… Mais, pourquoi ces surcoûts, ce gâchis et, comment les éviter ?
L’analyse des besoins, l’architecture de l’information et la qualité des spécifications fonctionnelles sont les clés : tout ce qui peut réduire les erreurs dès les premières phases du projet a un impact considérable sur l’issue de ce projet.
Il a été calculé sur un projet type qu’un investissement supplémentaire de 15 K€ en étude de besoins, interviews d’utilisateurs, rédaction de fonctionnalités, maquettages etc. est amorti à 400 % dans le courant du projet.
Et… sans compter le potentiel de développement de clientèle tirant profit de l’excellent climat de confiance et de satisfaction qui se sera instauré entre la maîtrise d’ouvrage et ses prestataires…
Sources : Chaos Survey 2004 Standish group


October 9th, 2007 at 4:35
Tiens donc. Chiffres intéressants qui confirment un ressenti d’une petite expérience de 8 années en gestion de projets divers et variés, parfois AMOA, MOE.. et toujours (souvent plutôt) avec ce sentiment de frustration et de dégradation des relations MOA-MOE, MOE-MOEd. Généralement, seule la relation MOA-AMOA survit mais pas toujours pour de bonnes raisons.
Bien entendu la phase de conception est la plus importante, mais souvent sous-dimensionnée ou ne prenant pas en compte le manque de “maturité” sur le projet ou le contexte (de la part des acteurs AMOA) et de temps consacré (par les utilisateurs).
Sans compter cette satanée réticence au changement de la part des utilisateurs… parfois justifiée elle.
Bref, çà fait pas avancer la cause, mais voilà..
October 9th, 2007 at 15:15
Cher lecteur,
Merci pour ton commentaire qui apporte bien de l’eau au moulin.
Je pourrais, dans une prochaine note explorer cette notion de maturité du maître d’ouvrage et le poids de l’implicite dans la formulation de la commande.
A suivre…