The Place To Sit : naissance d’une expérience visiteur innovante à Museomix (Part 2)

Après la phase de constitution des équipes, voici donc les « lémuriens néo-pop » réunis pour imaginer une expérience de visite de la salle des sièges contemporains, sur la base en principes, du pitch qui nous a réuni.

Nos premières réflexions bouillonnent

De prime abord, dans cette salle, il y a des dizaines de sièges. Près de 70, en faits. Tabourets, chaises, fauteuils, chauffeuses… De très rares et de très banals. Ce qui est impressionnant, c’est le nombre, les couleurs, la diversité de formes. Mais, pourquoi s’intéresser, s’attacher plutôt à l’un de ces sièges plus tôt qu’à un autre ?
On a envie de capter les sensibilités des visiteurs, que les participants aient envie de parler des chaises.
On se demande comment on va leur faire aimer les chaises, mais si ça se trouve ils les aiment déjà ; du moins ceux qui rappellent des souvenirs familliers, familiaux, des séjours, des salles d’attente, des réfectoires…

Mais on continue à chercher quelle articulation créer avec la fonction de médiation.
Nous avons envie de proposer une expérience radicale.
S’il y a un risque par rapport au changement, notamment vis à vis de la posture académique, nous prenons le parti de l’affronter plutôt que de chercher à composer par avance avec d’éventuelles objections.

Nous réfléchissons à une visite que nous aurions envie de faire.
Il y a beaucoup à apprendre en s’intéressant à ces sièges.
Sur les révolutions techniques qui les ont rendues possibles, sur les matériaux, sur les formes / fonctions, sur leur valeur…
Mais nous aimerions proposer une visite divertissante autant qu’instructive.

Nous observons, nous discutons avec des visiteurs de la pyramide des sièges.

Le concept émerge

Cette salle provoque un engouement spontané, du fait de son caractère esthétique spectaculaire, et aussi de ces objets qui sont pour de nombreux des objets familiers, familiaux.

Cependant, nous faisons le constat d’une double frustration
1° de ne pas pouvoir s’asseoir sur les sièges
2° ne pas trouver de réponses à une demande de contenus supplémentaires (hors visites guidées ou audioguides très partiels)

Par ailleurs, comme tout musée « classique », cette salle, centrée sur son contenu et sa scénographie statique, est confinée à l’unité Classique
1° unité de temps : le temps de la présence du visiteur
2° unité de lieu : la salle elle-même (sauf la salle contigüe)
3° unité d’action : unité d’expérience-visiteur, faire le tour de la pyramide en observant les objets

Or, nos outils numériques, interactifs mais surtout connectés et sociaux permettent d’augmenter l’expérience-visiteur sur ses 3 dimensions,
désynchroniser
– préparation de visite
– suivi de visite
– rémanence de la visite (mémoire du musée)
délocaliser
– virtualisation
– projection dans les espaces (réseaux) sociaux
individualiser l’expérience
– multiplication de parcours
– injection de paramètres personnalisés dans les fonctions numériques de l’expériences

Pour autant que cette augmentation fasse sens, pour le visiteur évidemment, mais aussi pour les conservateurs et médiateurs, qu’ils soient scientifiques, culturels ou muséographes.

C’est ainsi qu’au terme de cette phase, nous avons une idée très claire de ce que nous allons faire, comme en témoigne cette première vidéo tournée à la fin de la 1e journée sous forme de cadavre exquis :

A ce stade, chacun est bien conscient que nous sommes devant de gros efforts à accomplir avant de rendre réel notre projet…

Suite et fin sous la plume de Sébastien Cursan sur le blog de Cap Sciences : sur le blog de Cap Sciences

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